Pensée du jour : Le détachement naît de nos morts

Le détachement naît de nos morts successives, de la fonte de nos masques.

Il en représente le fruit si discret mais pourtant si fort. Jamais il n'est une fuite ou la réponse peureuse et égoïste au monde qui paraît inique et cruel. Le détachement, c'est la maîtrise, la maîtrise des émotions et des apparences. Jamais leur froide et mensongère négation. Par lui, se manifeste l'un des visages de cet amour qui devient la clé.

Mais le détachement ne s'acquiert pas, ne se recherche pas non plus. Ce serait notre tension mentale, notre désir qui entreraient alors en jeu... et nous sortirions de la dimension du coeur.
Au contraire, en cultivant le détachement, nous faisons un pas vers la libération à chaque fois que nous offrons de quelque façon que ce soit, un peu du meilleur de notre être.
Le processus s'opère de lui-même, au rythme de nos morts, c'est à dire à la cadence de nos décrispations. Le problème de la conscience rivée à sa petite personnalité incarnée est qu'elle exprime continuellement avec le poing serré et le coeur qui comptabilise. La racine des maux se situe là et pas ailleurs.

Daniel Meurois-Anne Givaudan

pensee du jour yoga meditation bordeaux 01 06